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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 17:56

Chaque attaque terroriste est appariée à un échec. Qui en est vraiment responsable ?

Politique de l’autruche, défaillance sécuritaire, erreurs tactiques et stratégiques, pullulation extrémiste et autres gros titres, c’est ce que disent les experts, ces stars de dernière minute, véritables sangsues de la crise. Au point d’orgue, ils sucent avec avidité le sang des victimes qui coule encore. Et oui, quand le vin est tiré, il faut le boire. A qui profite le terrorisme ? L’assiette au beurre revient incontestablement à ces mages, ces grands clercs autoproclamés qui surgissent par monts et par vagues. Ça se bouscule au portillon. Chacun veut mettre son grain de sel sur ces plateaux télévisés douteux, servant pour une fabrique de gouvernants et de présidents. Ils se prennent pour le messie et profèrent leurs laïus monotones et discordants, leurs analyses chimériques et peu plausibles, qui doivent être prises à l’aveuglette pour parole d’Evangile par le misérable peuple. Ils veulent rouler l’opinion publique dans la farine afin de redorer leurs blasons et marquer des points politiques. Ils mettent le nez, sans scrupules, dans les affaires de la grande muette alors que dans la logique des choses, chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

Certes, le terrorisme n’est pas un épouvantail. Il y a de quoi se faire un mouron. La caque sent toujours le hareng ; tu ne peux pas espérer mieux d’une nation qui a excellé dans l’art de la tuerie. Les interminables guerres picrocholines éclatent entre sunnites et chiites dans l’unique objectif de faucher des vies humaines. Les terroristes ont choisi le vandalisme comme démarche, et comme slogan : « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».

L’écrasante majorité des intervenants dans le sujet du terrorisme optent pour l’alternative sécuritaire musclée qui s’avère, au ras de pâquerettes, un remède de bonne femme. Jetons l’ancre et mettons en lumière les vrais raisons du terrorisme. Personnellement, j’estime que la responsabilité de prolifération de cette calamité doit être, en partie, adossée par la gent féminine, le sexe faible qui a montré des signes de faiblesse énorme face au barbarisme. En fait, le fardeau doit être épaulé par les parents, notamment la génitrice. La mère est l’être le plus proche de son enfant. Elle défend son fils par émotion, affection et compassion. C’est quasiment instinctif : toute femelle protège sa progéniture et veille sur ses hauts biens. La mère ne délaisse pas la pupille de ses yeux mêmes dans les conditions les plus dures. Ce n’est pas par hasard que la plupart des criminels et délinquants trouvent leurs comptes auprès de leurs mères lorsque toute une société les rejette et les refoule. La mère, symbole de tendresse, délicatesse et gentillesse, nourrit en son petit la douceur, la pitié et l’amour d’autrui, valeurs dont le terroriste en est foncièrement démuni. Où est cette mère clémente, source intarissable de bonheur, ayant la faculté d’encadrer son fils et l’entourer de ses grâces à tel point qu’il ne peut pas s’empêcher de la perdre de vue plus d’une journée ? Une telle mère a pour mission d’attendrir le cœur de son fils, l’irriguer d’amour et d’humanisme. Elle puise de son miel et le pompe continuellement dans l’esprit jeune de son fils, qui demeure déjà enfant, quelque soit l’âge qu’il a atteint, jusqu’au décès de sa mère. Le terroriste a le profil macabre et sanguinaire. Son cœur coriace et sclérosé comme la pierre se remplit de haine et de rancune. Jour après l’autre, au vu et au su de sa mère qui échoue clairement sa mission. Elle est incapable de réanimer ce cœur inanimé, de générer des cellules battant de vie dans ce cœur sans vie. Le terroriste rompt cette corde éternelle qui l’attache à sa mère, comme il l’a déjà fait avec le cordon ombilical. Il détruit le pacte d’affections qui l’unit à sa déesse, foule aux pieds tous les crédos d’amitié et d’empathie et brise définitivement, le lien doucereux qui le relie à « la fleur de son affectivité » qui, dépossédée d’intuition et du pouvoir prémonitoire, ne voit pas venir la catastrophe. Les réactions de chaque mère apprenant la conversion de son fils au terrorisme est similaire : stupeur, étourdissement et accablement. Chaque maman prétend que son fils est un ange alors qu’il est vraiment un suppôt de Satan. En contrepartie, elle culpabilise sévèrement le réseau de recrutement maléfique des djihadistes. Aucune mère n’a l’audace de justifier les actes de son descendant par l’échec de son éducation et de son suivi. Nulle ne permet d’arborer ses failles et ses erreurs. Nulle ne reconnait que son fils a appris la violence dans ses bras, qu’il s’est initié à l’agressivité sous ses yeux. Lorsqu’elle entame d’interminables scènes de ménage avec son époux, elle ne sait pas comme c’était cruel et que c’était la recette magique pour élever et développer l’atrocité et la cruauté à l’intérieur de son foyer. C’est de ses parents que l’apprenti- terroriste apprend ses premières leçons. L’agressivité prospère également lorsque la mère réprime énergiquement son fils et s’oppose impitoyablement à ses désirs et volontés sans donner des explications. Bref, lorsqu’un homme perd le fin fil qui le lie à sa maman, il perd le nord. Déboussolé, il devient une véritable menace pour la société sous n’importe quel titre : criminalité, escroquerie, banditisme… Le terrorisme n’est qu’une des facettes de ce sombre précipice qui engloutit une jeunesse fortement impressionnée par des idéaux venimeux, odieux et corrompus. Ce n’est qu’une question de temps, une sorte de bombe à retardement, et les conséquences se manifestent. La galère arrive sans alerte préalable. Âmes sensibles s’abstenir !

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Published by Achref Snoussi
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