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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 19:08
Jusqu’à ce jour là, l’écriture n’était pas omniprésente dans ma tête. J’avais des études, et entre les études des petits boulots à remplir les temps creux et à me procurer des petites sommes rondelettes. Je travaillais de la belle aube jusqu’à la triste soirée, rentrant chez-moi accablé, dévoré par la fatigue, m’affalant sur le lit pour me coucher jusqu’au lendemain, souvent sans diner. J’avais marre de cette vie esclavagiste, jetant continuellement un regard serein sur l’horizon, fouillant quelque part un futur rose quand la rosée d’une nouvelle aurore se dressera sur ma vie obscure. Et un jour, j’ai pensé à écrire, non pas un livre, mais quelques mémoires qui ont déjà fait l’empreinte dans mon parcours dans la vie. Ayant tâté mon émotion turbulente, des évènements et des actes de mon entourage m’ont fait dépasser la crainte de la page blanche et ont fixé la plume entre mes doigts arborant les idées hargnes qui me fermentaient le cerveau. J’ai entamé l’écriture d’une œuvre particulière, succincte et distincte, globale et spéciale, ouvrant des perspectives sur les complications de la vie contemporaine, en alternant le malheur et le bonheur qui ont accompagné l’Homme depuis l’antiquité. Une philosophie originelle soulignait ce qu’un être humain a pu constater lorsqu’il a lancé cette œillade brusque sur ses vingt-deux ans encore. Jusqu’à ce moment, l’écriture était un plaisir qui substitue les maux et les souffrances par les mots et les sentences. Lorsque le texte intégral était tapé, il était confus comme un puzzle, sous forme de quelques chapitres séparés. Alors, un réarrangement méthodique a été nécessaire pour qu’une démarche dialectique prenne son essor. Lorsque je me suis arrêté sur l’œuvre entière, j’ai vu la lumière dans ce que j’ai écrit et, à cet instant là, j’ai pensé à élargir les visées et partager les émotions avec le public. C’était La braise d’amour et de la vengeance, un premier roman difficile à classer en un seul genre qu’on peut lui attribuer les caractères autobiographique et philosophique.  Et c’était mon premier livre qui a fait apparition dans les librairies.


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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 11:23

Comme je n'étais pas un grand lecteur pendant mon enfance, le rêve d'écrire était vague dans les horizons de ma pensée optimiste. Les premiers essais paraissent précocement vers l'âge de quinze ans quand le beau texte des poèmes m'a fasciné l'esprit et m'a poussé à créer mes propres poèmes. J'en ai réussi trois avec tant de hardiesse et n'étaient guère mauvaises comme premier jet. Je me rappelle d'une que j'ai abordé le soir à partir de vingt heures et je ne me suis débarrassé de la plume que vers quatre heures du lendemain, huit heures consécutives sans cesse. J'ai voulu continuer dans l'affût de cette charmante aventure, mais vu l'effort absorbant qu'elle exige et les autres rêves qui dominent ma tête, j'ai cessé l'écriture des poèmes pour traverser ma vie dans le chemin des études auxquels j'ai accroché tant d'espoir et d'ambition.
L'année de mon baccalauréat, le rêve s'est réveillé et a tournoyé de nouveau autour de ma raison, vêtu d'un autre drap, jetant dans mes convoitises un nouvel enjeu. L'écriture scientifique était l'objectif de ce rêve qui a fait vite de s'éparpiller dans le vent puisque j'ai cru avoir des ressources et, en fait, j'étais dépouillé des ressources.
J'ai réussi mon bac certes, mais je suis resté le bec dans l'eau avalant l'amertume jaillissant des brandons des rêves incendiés...  

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